Un de mes poèmes, assez ancien... J'avais imaginé des tas de petits lutins envahir une ville la nuit (non je ne consomme pas de substances illicites !).
Un rayon lunaire
Descend des nuages
Dévoilant sur terre
D'étranges images
Des lueurs dansantes
Au plus haut des toits
Des spectres qui chantent
Dans un noir de poix
Ils foulent les tuiles
De leurs pieds légers
Par dessus la ville
Toute enténébrée
Les uns envahissent
Les ponts délaissés
Les autres s'immiscent
Dans les châtaigners
Et tous se trémoussent
A travers la ville
Sans que les repoussent
Les murs immobiles
Toi, de ta fenêtre,
Ces esprits rieurs,
Tu les vois peut-être,
Ces spectres danseurs
Ce sont tous les rêves
D'une amie très chère
Qui soudain s'élèvent
De ces vieilles pierres
Si, près de ce pont
Où flotte à présent,
Comme un papillon,
Un rêve brillant,
Un matin tu passes,
A tes pieds, si frêle,
Je t'en prie, ramasse,
Oubliée, une aile.