Salut, ô Lune ma complice !
Je ne suis pas de ceux qui te trouvent trop pâle,
Je te préfère même aux banales étoiles
Quand sous le ciel noir je me glisse.
Si le Soleil m'est refusé,
Bien ! Qu'il en soit ainsi ! J'accepterai mon sort.
En revanche je troque en bloc mes rêves d'or
Contre des songes argentés.
Je veux peupler la nuit de mon imaginaire !
Dragons, hydres, griffons vont silloner les airs !
Toutes mes fantasmagories
En une sarabande interminablement
Folle vont tournoyer ! Mais le soleil levant
Paraît soudain : tout s'est enfui.